In S'inspirer

Bien préparer son shooting de Pole Dance

La Pole Dance est un sport physique dont les figures sont particulièrement belles à regarder lorsqu'elles sont bien exécutée. On immortalise généralement nos réussites en cours à l'aide de vidéos ou de photos pour se souvenir des figures réussies et voir notre progression. On finit souvent par avoir envie qu'un photographe professionnel nous immortalise, que ce soit pour prendre confiance en soi ou pour exhiber nos tricks favoris. Les studios de Pole Dance accueillent régulièrement des photographes reconnus dans le domaine pour donner l'opportunité aux élèves de shooter en leurs compagnies.

Les photographes et leurs tarifs
Un shooting de Pole Dance est généralement onéreux, les tarifs varient selon les photographes mais il faut compter environ 200€ pour 10 à 15 photos retouchées et 30 à 90 minutes de shooting. Généralement, les photographes réalisent des tournées, ils se déplacent dans différents studios et ont besoin que les créneaux soient remplis pour rentabiliser leurs déplacements. Chaque photographe à son univers : fun et coloré, sombre avec fumée, urbex, noir et blanc, etc. Il y en pour tous les goûts !


Le choix des figures et l'entraînement
Peu importe notre niveau, si le shooting est bien préparé, le résultat peut être bluffant ! Il faut préparer une liste de figures que l'on souhaite immortaliser et s’entraîner à les tenir le plus longtemps possible avec un faciès détendu.

Pour choisir ses figures, on peut se replonger dans nos photos et vidéos prisent en cours, aller chercher de l'inspiration sur Instagram et Pinterest ou feuilleter les livres de Pole. En dehors des figures, on peut également sélectionner des poses avec la barre. Il faut garder à l'esprit que les choses les plus simples sont souvent les plus belles et qu'il vaut mieux privilégier des tricks que l'on maîtrise à d'autres que l'on vient d'apprendre et qui risquent de nous épuiser. L'idéal étant d'amener le jour J une plaquette de figures que l'on souhaite réaliser pour s'en souvenir mais aussi pour la présenter au photographe.

Après la sélection, place à l'entrainement ! Il faut répéter les figures, s'obliger à les tenir environ 30 secondes, pointer les pieds, adopter de jolies mains de danseuses et sourire. Réaliser une séance photo test avec une copine de pole peut nous aider à repérer les figures et positions qui nous sont les plus flatteuses. Lors de l'entrainement, il faut aussi penser à un ordre d’enchaînement des figures : commencer par les plus difficiles pour être sûr d'avoir toute sa force, ou à l’inverse attaquer avec les plus faciles pour rester « fraiche » et non transpirante jusqu’aux plus difficiles… Deux écoles, à chacun d’adopter la stratégie qui lui convient au mieux !


Les tenues et la mise en beauté
Pour que le shooting soit parfait, il faut réfléchir aux tenues que l'on souhaite porter, aux accessoires que l'on veut ajouter, au maquillage et à la coiffure !

Durant un shooting, on a l'occasion de changer plusieurs fois de tenues, il faut les réfléchir en lien avec le thème de la séance et les figures choisies. On peut partir sur des tenues de Pole Dance ou être original et s'orienter sur de la lingerie ou des robes volantées par exemple. Dans tous les cas, le jour J il ne faut pas hésiter à prendre de nombreuses tenues pour les présenter au photographe et finaliser notre choix avec lui.

Au niveau des accessoires, la créativité sera notre meilleur ami : porter des chaussures ou bottes à talons, une jupe ou robe volantée, des harnais, des bas résille, etc. Attention cependant à ne pas en faire trop !

Le maquillage sera un élément essentiel pour avoir confiance en soi même s'il ne sera pas mit en valeur par les plan larges du photographe. Le but étant de mettre en évidence les figures et non notre visage. Durant le shooting, on transpire (cela est plus ou moins majoré selon la météo), il faut donc penser à bien le fixer : les bases de maquillage et sprays fixateurs seront à dégainer pour éviter que tout dégouline !

Pour la coiffure, j'ai tendance à préférer les cheveux lachés même si, selon leur longueur et les figures choisies, il peuvent compliquer le travail du photographe. Si on souhaite attacher ses cheveux, il vaut mieux éviter les coiffures trop sophistiquées qui risqueraient de se défaire au fil de nos acrobaties et privilégier les choses simples et solides comme les tresses.


Les derniers conseils pour le Jour J
Faire un shooting de Pole Dance c'est profiter d'un moment un peu hors du temps où l'on est centré sur soi, mais c'est aussi stressant, surtout les premières fois ! Plus on est préparé, plus on a de chance de passer un super moment !

La veille du jour J, on se chouchoute : épilation, manucure et hydratation de la peau. On boit beaucoup et mange équilibré. Pour ne rien oublier, on prépare son sac avec : la plaquette de figures, les tenues et accessoires, un rouge à lèvres et une poudre matifiante pour les retouches maquillage, une brosse à cheveux, une serviette pour éponger la transpiration au besoin, une bouteille d'eau, une collation, notre meilleur solution grippante et un disque dur externe si l'on souhaite récupérer les photos brutes.

Le jour J, il ne faut pas hésiter à arriver entre 30 minutes et 1h en avance pour s'échauffer, se mettre en condition et enfiler notre première tenue. Si on a la possibilité d'être accompagnée d'une partenaire de crime, elle pourra nous aider à faire descendre le stress, nous accompagner dans notre échauffement et surtout nous aider à nous placer ! Il n'y a rien de pire qu'une barre en spin qui tourne alors qu'on lui demande de reste en place !

J'espère que cet article t'aura aidé à préparer à ton shooting de Pole Dance. Les photos l'illustrant sont issues de mon premier shooting, réalisé avec Anthony Nollet, 8 mois après avoir débuté la discipline. Je suis très fière de ces premiers clichés même si ce n'était pas gagné car il a été réalisé en pleine canicule ! J'ai hâte de voir ma progression au fil des années et des shootings !

As-tu déjà effectué un shooting de Pole Dance ? Auprès de quels photographes ? As-tu des conseils supplémentaires ou des anecdotes à nous partager ?

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In Interviews

L'interview d'Encollowen : l'influenceuse Pole Positive

Je suis très heureuse d'ouvrir le bal des Interviews avec Céline alias Encollowen sur les réseaux sociaux (Instagram et Youtube). Une poleuse belge qui nous plonge dans son univers positif entourée de ses 2 petits gars. Je la suis depuis de nombreux mois, j'adore découvrir ses figures et combos, toujours plus originaux les uns et que les autres, ainsi que ses nombreuses participations à des challenges. Découvrons en plus sur elle, son parcours sportif et sa vision Pole Positive !

Peux-tu te présenter ?
Je m’appelle Céline et j’ai 32 ans. Je suis l’heureuse maman de jumeaux de 7 ans que j’élève avec mon cher et tendre qui partage ma vie depuis mes 16 ans. Nous fêterons, d’ailleurs, nos 10 ans de mariage en décembre de cette année. Je suis égyptologue de formation mais j’ai touché à toutes les périodes et toutes les facettes du secteur culturel à travers des visites guidées, animations ou préparations d’expositions pour différents musées, conférences, cours et rédactrice dans le domaine de l’édition (vulgarisation scientifique). A côté de cela, je suis l’associée de mon mari dans la gestion de sa société et donne des cours de Pole Dance depuis octobre 2019.

Depuis combien de temps pratiques-tu la Pole Dance et qu'est ce qui t'a amené à ce sport ?
Je pratique la pole dance depuis janvier 2018. J’ai accompagné une copine à une initiation qui se donnait près de chez moi, par simple curiosité, et ça a été le coup de foudre !
En mai de la même année, j’ai installé une barre à la maison, ce qui a considérablement amélioré ma pratique.


Quel était ton passé sportif et ta condition physique avant de commencer la Pole ?
Je pratiquais le spinning (indoor cycling) et le fitness depuis quelques années avant de commencer la pole. Je me suis mise au sport « sur le tard », vers mes 25 ans, mais dès que j’ai commencé, je suis véritablement devenue accro.

Pratiques-tu un autre sport en parallèle de la Pole Dance ?
Je suis beaucoup de cours collectifs (GRIT, Body Pump, Body Attack, RPM, Circuit training, HIIT,…) et pratique encore la musculation en salle quand j’ai un peu de temps. Je me suis également laissée tenter par le cerceau et le tissu aérien. J’essaie aussi de pratiquer régulièrement un peu de yoga et de stretch à la maison. Et puis, nouveauté en 2020, je vais commencer le Crossfit et la pole exotique.

A quelle fréquence prends-tu des cours ?
Jusqu’à cette année, j’avais un cours d'une heure par semaine à mon studio de pole avec en plus, quelques workshops et events de pole thématiques de temps à autre. A la maison, par contre, je peux pratiquer 3 ou 4 fois par semaine (entre 2h et 2h30 par séance, échauffement compris).

Comment organise-tu tes trainings à domicile et où trouve-tu l'inspiration pour tes figures et combos ?
Dépendant de mon travail (mon statut d’indépendante me permet d’aménager mes horaires plus ou moins comme je le souhaite) et de mes garçons, je pole les mardis après-midi, mercredi matin, jeudi après-midi et vendredi après-midi. Le mardi, je travaille mes figures et combos pour mes élèves du soir, mercredi plutôt en force et la souplesse les deux derniers. Je commence toujours par un échauffement orienté une fois cardio, la seconde plutôt stretch, et essaie de m’étirer à chaque fois (même si je n’ai pas toujours le courage, je l’avoue !). Je fais énooooormément de challenges, du coup, je ne suis jamais réellement en manque d’inspiration ! Je regarde aussi beaucoup ce que font les pole-copines ou ce qui revient souvent sur Instagram. Je compose selon mes envies du jour…


Passer de la pole dans ton salon à donner des cours dans une salle, est-ce que ça a changé quelque chose pour toi ? Comment te sens tu dans ce rôle de professeur ?
Ça a été une opportunité de fou, une aventure de folie cette histoire et, encore une fois, Instagram a été le déclencheur de beaucoup de choses. Avant de commencer l’aventure Pole Dance, j’avais un compte un peu plus orienté fitgirl et bodypositive (même si je n’ai jamais vraiment délaissé ces deux dadas) et j’ai lié avec tout un tas de nanas formidables dont Marie. Il se trouve qu’elle s’est lancée dans une aventure plus incroyable encore : monter un centre de bien-être où tous les services seraient axés sur la Personne, la bienveillance et l’image positive de soi, à partir de rien. De fil en aiguille, à mesure que son projet avançait et que mon compte se dirigeait vers une optique de « pole positive » comme j’aime l’appeler, on a croisé nos intérêts pour créer justement ce cours de pole chez elle à Homeostasia !

Je vais être honnête, je ne me sentais pas forcément légitime dans ce rôle de prof au début. J’ai un parcours modeste et même si j’adore proposer des tutos et partager ma passion, je n’étais pas sûre que ce soit « suffisant » pour lancer un cours… Et puis, après avoir réfléchi, je me suis dit qu’on ne réalisait rien si on ne prenait jamais de risque, si on ne tentait jamais rien. En plus de cela, Marie a été d’un support et d’une bienveillance sans borne. C’est quelqu’un (et ça devient tellement rare maintenant) qui s’intéresse réellement aux gens, à leur bien-être, leur santé et leur équilibre. Sa confiance et sa gentillesse m’ont donné une force incroyable et m’a permis de proposer exactement ce que je voulais proposer, en accord avec nos valeurs et principes à toutes les deux : ce cours de « pole positive ». C’est à dire un cours où tout le monde aurait sa place, peu importe son âge ou sa morphologie, et où on travaillerait son image de soi par la pole plutôt que de former les futures compétitrices de demain. Un moment de bienveillance où on prend le temps d’apprécier tout ce dont notre corps est capable et de s’étonner de ce qu’on n’aurait jamais cru pouvoir faire avant. Je ne lui serai jamais assez reconnaissante pour cette chance qu’elle m’a donnée et pour cette super relation qu’on a toutes les deux. C’est quelqu’un que j’admire et que j’estime beaucoup pour rester exactement telle qu’elle est dans un milieu pas toujours facile et qui aurait pu la forcer à changer.

De plus, je crois que toute cette réflexion autour du body positive a vraiment nourri ma pratique et a renforcé ma conviction que rien n’est impossible si tu t’en donnes les moyens. Tu es capable de faire ce que tu veux si tu as envie de le faire…


Il t'arrive de mettre en scène tes 2 garçons autour de la Pole. Que penses-t-ils de ce sport et de leur maman poleuse ?
Les garçons adorent la pole (et la danse aussi d’ailleurs). C’est un chouette moment à partager ensemble. Après, j’avoue que quand ça empiète sur leurs jeux vidéos (la télé est également dans le salon), cela les saoule un petit peu … Mais en règle générale, c’est aussi une manière de se défouler. Pour eux, finalement, c’est un sport comme un autre. Ça ne serait pas différent si je faisais mes abdos sur tapis à la maison. Ils ne me voient pas comme une « poleuse » mais comme une « maman sportive ». Par contre, ils savent que c’est ma passion et que ça me rend heureuse, cela les rend très bienveillants à cet égard.

Quel rapport entretiens-tu avec ton corps ? Ton ventre porte les cicatrices de ta grossesse, est ce que cela a une influence sur ta pratiques de la Pole Dance ? As-tu vu des changements en pratiquant ce sport ?
Vastes questions ! J’ai longtemps souffert de troubles alimentaires que ce soit dans la restriction ou dans l’excès. J’ai été à la fois heureuse et malheureuse d’être ronde puis, heureuse et malheureuse d’être maigre. Cela dit, même si j’ai encore des jours de doutes et de mal-être, je peux dire que j’ai fait le deuil de la perfection. Je n’aurai jamais un ventre plat et lisse (à moins de passer sur le billard et c’est pas vraiment à l’ordre du jour) MAIS il ne m’empêche pas de danser, il ne m’empêche pas de porter les habits que j’ai envie de porter et il ne m’empêche pas (ou plus) de me sentir belle… Alors je pense qu’on est sur la bonne voie pour l’acceptation de soi !
Sur le plan physique, la pole m’a aidée à me dessiner un peu plus et a largement développé mes dorsaux, mes épaules et mes pecs. Cependant, les changements les plus « spectaculaires » sont au niveau de ma souplesse même si je partais de très loin. J’étais vraiment raide comme une queue de pelle.
Au point de vue de mon image, en tant que telle, je pense que la pratique de la pole m’a apporté un peu plus de douceur. C’est à dire qu’en temps normal, j’adore travailler en force et porter lourd à la salle mais la pole dance a mis au jour une facette plus douce et élégante… Je peux aussi être capable d’un peu de grâce quand je me donne la peine de danser !


Tu as plus de 10.000 abonnés sur ton Instagram, comment expliques-tu ce succès ? Ressens-tu ton influence sur les pole dancers d’Instagram ?
J’avoue que ce succès continue de me surprendre ! On ne peut pas dire que je fasse des trucs de fous : je ne fais ni partie des poleuses les plus souples, ni des plus fortes … Alors j’aime penser que c’est ce côté « pole positive » qui fait la différence ! Pour ça, je pense être assez décomplexée ! J’essaie plein de trucs (qui marchent … ou pas), je montre aussi bien les succès que les fails, j’essaie de ne pas trop me prendre au sérieux et d’être toujours aussi « vraie » qu’on peut l’être sur un réseau social. Il y a les jours de soleil et les jours de pluie. Quand je partage mes doutes, mon parcours ou mes déceptions, c’est toujours dans le but d’avancer et de faire avancer tout le monde avec moi. Je pense aussi que je suis très disponible et que j’aime papoter avec les gens, écrire, débattre de sujets variés… J’ai en tous cas le sentiment qu’il y a une vraie communauté derrière ce profil. Et puis, secrètement (ou pas) j’espère que ça motive les gens à se lanceret pas forcément dans la pole d’ailleurs – sans se soucier de ce que l’on pense d’eux mais en se préoccupant réellement du bien que ça leur apporte.

En termes d’influence, je suis toujours super fière quand je déterre de vieux tricks oubliés comme le dakini, le gargoyle ou la planche sur coude … Et qu’on me tag dessus. Je suis comme un enfant ! Mais ce qui me fait le plus plaisir, ce n’est pas quelque chose de quantifiable, c’est quand quelqu’un décide de se lâcher, que je pousse quelqu’un hors de sa zone de confort ou tout simplement quand quelqu’un vient trouver un peu de réconfort sur mon feed.

C’est peut-être le fait que la pole dance ait coïncidé plus ou moins avec mes 30 ans et que cela a marqué un certain tournant dans ma vie. J’ai eu envie de me sentir utile, de propager de bonnes ondes autours de moi, de me trouver une place positive dans ce monde de fou et de donner un nouveau sens à mon existence (hé oui, tout ça à la fois !). En cela, la pole, ou plutôt, la vision que j’en ai et le sens que je lui donne, m’a permis de réaliser certaines de ces aspirations : me faire plaisir dans un premier temps (parce que c’est important de se remettre parfois au centre de sa propre vie) et, dans un second temps, irradier cette passion et cette vision plus positive de soi-même.

En tous cas, la pole dance, pour moi, c’est définitivement plus que de tortiller son fessard autour d’une barre !

Quels sont tes prochains objectifs polesques ?
Je n’ai pas de trick précis en tête mais ce que j’aimerais plutôt, c’est développer le coté danse de ma pole ! Plus de chorés, plus d’exotique… Je prépare d’ailleurs plusieurs wokshops chorégraphiés pour le studio où j’enseigne, le prochain étant un event de pole tango ! Je suis déjà super impatiente…

*clap de fin*

Je remercie Céline de s'être autant prêtée au jeu et de nous avoir livré toutes ces informations sur sa façon de voir et d'appréhender le sport. Je rejoins complètement sa vision Pole Positive, je pense que la Pole Dance est une discipline très riche où, avec un brin de passion, tout le monde peut y trouver sa place !

As-tu aimé cette première Interviews ? Connaissais-tu déjà Encollowen ou l'as-tu découvert à travers cet article ? Que penses-tu de son parcours et de sa vision Pole Positive ?

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In Débuter

Ma rencontre avec la Pole Dance

La Pole Dance est un sport exceptionnel avec une histoire hors du commun. En effet, il trouve ses origines dans le cirque et dans le strip-tease. Aujourd'hui ce sport se démocratise de plus en plus, il n'est plus réservé qu'aux circassiens et aux strip-teaseuses mais s'ouvre à toutes et à tous. La Pole Dance parvient à se faire reconnaître comme activité sportive exigeant force et souplesse.

Mon Histoire avec le Sport
Je n'ai jamais été une grande sportive : les sports collectifs me donnaient la nausée et la course à pied me coupait le souffle avant même d'enfiler mes baskets ! Cependant, l'un des seuls sports qui me branchait durant mes années collège et lycée était l’escalade. J'aimais beaucoup l'idée d'affronter ma peur du vide, de chercher à monter toujours plus haut et sur des pistes toujours plus difficiles.
De plus, j'ai toujours beaucoup aimé la danse que j'ai pratiqué dans mon enfance et dans mon adolescence avec passion, sans pour autant ne jamais réussir à avoir complètement mes écarts.
Durant mes études, j'avais arrêté toute activité sportive par manque de temps et d'envie. Je m'étais essayée au renforcement musculaire à la maison mais je n'ai pas tenue plus de 3 mois !

Ma Rencontre
Après un désert sportif de plusieurs années, c'est en arrivant dans l'Oise en 2018 que j'ai rencontré une collègue de travail qui faisait de la Pole Dance. Cette discipline dont je n'avais vu que quelques photos et vidéos m'intriguait, je la pensais réservée qu'aux personnes très sportives et très souples. A force de discuter ensemble et de suivre sa progression, j'ai eu envie de me lancer moi aussi. Ayant un peu peur de me jeter seule dans la gueule du loup, j'avais réussi à convaincre ma voisine de tenter un premier cours avec moi.


Mon premier cours de Pole Dance
Première étape : trouver une école. Je n'ai pas eu à chercher bien loin, dans mon département c'est Oise Pole Studio qui à le monopole et qui est installé dans les 3 grandes villes : Chantilly, Compiègne et Beauvais. L'école dispense des cours de Pole Dance mais aussi d'autres disciplines aériennes.
Lorsque j'ai vu le prix des cours de pole dance, mon enthousiasme s'est un peu étouffé. Dans une majorité d'école, il faut compter environ 20€ pour un cours d'1 heure, après selon les abonnements où le nombre de cours achetés en même temps, le prix du cours est dégressif.

Une fois notre cours réservé, il fallait se lancer pour l'étape ultime ! En arrivant au studio j'étais assez impressionnée par ces longues barres, j'osais à peine les toucher ! J'étais agréablement surprise par l'ambiance détendue et décomplexée du studio, la prof a su nous mettre à l'aise. J'ai enfilé ma tenue : une brassière, un short court et un débardeur. Le cours se découpe en 3 parties : l'échauffement, la pratique de la Pole Dance et les étirements. L'échauffement est gentil : on mobiliser toutes nos articulations, on s'étire et on fait un peu de renforcement musculaire et de gainage. Pour s’initier à la Pole Dance, on apprend à marcher autour de la barre et à faire quelques figures de base, qui finalement s'avèrent bien plus compliquée que ce que l'on imagine ! On a beau savoir que c'est physique, au début on est toujours surpris par la force que demande cette discipline et par les douleurs qu'elle cause. De plus, en regardant les habitués on a l'impression que tenir sur la barre est un jeu d'enfant mais bonjour les glissades !


Mon bilan
Ma première rencontre avec la Pole Dance m'a appris qu'au delà de son histoire dans le strip-tease, il s'agit d'une vraie discipline sportive qui fait mal et qui demande de la patience et de la régularité pour espérer être un minimum sexy et gracieuse. Aucun prérequis en terme de force ou de souplesse n'est nécessaire, tout se travaille avec le temps !
A part à la plage où à la piscine, on n'a pas l'habitude de côtoyer d'autres personnes aussi peu vêtues et d'avoir soi-même autant de morceaux de chair exposés au grand jour. Pour moi ça a été perturbant lors des premiers cours, j’ai d'ailleurs longtemps continuer à porter mon débardeur jusqu'à ce que je comprenne que si je voulais progresser j'avais besoin de ma peau pour assurer mes prises à la barre ! Au début, se dévêtir met en avant nos complexes mais au final, on apprend petit à petit à avoir de plus en plus confiance en soi. L'ambiance décomplexée, positive et sans jugement aide beaucoup dans ce cheminement !
J'ai beaucoup aimé ce premier cours de Pole Dance qui m'a procuré un coup de cœur pour la discipline. Je suis rentrée chez moi en rêvant au jour où je serai aussi gracieuse que ma prof !

Et toi, quel souvenir gardes-tu de ton premier cours de Pole Dance ?
Es-tu prête à te laisser tenter ?

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